Ce que la réforme de 2017 a changé
Avant la réforme, tout pharmacien diplômé à l'étranger devait réussir l'examen complet de licence pour exercer en Israël. Depuis, l'ordonnance des pharmaciens (פקודת הרוקחים, article 5א) et un règlement de 2017, approuvé par la commission du Travail, des Affaires sociales et de la Santé de la Knesset, ouvrent une seconde voie aux pharmaciens qui exercent déjà.
Cette « voie courte » ne supprime pas l'examen : elle en change la nature. Au lieu de 120 questions couvrant toute la pharmacie, le candidat passe un examen de droit pharmaceutique de 15 questions, en 30 minutes, avec 60 % de bonnes réponses exigées, soit 9 sur 15. Il exerce ensuite sous supervision avant d'obtenir sa licence permanente.
D'où vient l'idée du « sans examen »
En 2017, plusieurs titres de presse ont annoncé que les pharmaciens français pourraient exercer en Israël « sans examens d'équivalence ». Ces articles, et la pétition qui les a précédés, sont encore parmi les premiers résultats de recherche en français. Les résumés automatiques des moteurs de recherche reprennent souvent la même formule.
Le malentendu tient à un mot : ce qui a disparu pour les pharmaciens expérimentés, c'est l'examen complet de pharmacie, souvent appelé « examen d'équivalence ». Un examen subsiste dans tous les cas.
Qui passe quoi aujourd'hui
| Votre situation | Examen | Puis |
|---|---|---|
| Exercice à temps plein en officine, au moins 3 ans sur les 4 dernières années | Examen de droit (15 questions) | 1 an de supervision |
| Même exercice, au moins 2 ans sur les 3 dernières années | Examen de droit (15 questions) | 2 ans de supervision |
| Moins d'expérience, ou jeune diplômé | Examen complet (120 questions) | 1 an de supervision si le stage n'a pas été fait en Israël |
| Déjà échoué à l'examen israélien | Examen complet | 1 an de supervision si le stage n'a pas été fait en Israël |
Les seuils et les durées de supervision viennent de l'ordonnance (article 5א) ; la condition de ne jamais avoir échoué à l'examen israélien, du règlement de 2017 (article 1) : voir un échec ferme la voie courte. La page du Ministère de la Santé, mise à jour le 04.10.2026, les reprend à l'identique.
Ce qui reste exigé, même par la voie courte
- La licence qu'exige, pour exercer, le pays où vous avez exercé, et l'attestation de votre exercice.
- Un exercice légal et à temps plein, dans une officine légalement enregistrée. Une expérience hors officine (hôpital, industrie) n'est pas mentionnée par les textes : ce n'est pas tranché.
- L'examen de droit, qui porte sur la législation israélienne : ordonnance des pharmaciens, stupéfiants, procédures du Ministère. Le droit israélien ne s'improvise pas, même pour un pharmacien expérimenté.
- La supervision, d'un ou deux ans, au moins 124 heures par mois, sous un pharmacien qui a au moins cinq ans d'expérience en Israël et n'est pas un proche.
Le détail de la voie courte est sur la page examen de droit et supervision. Le parcours complet, du dossier à la licence permanente, est sur la page exercer la pharmacie en Israël avec un diplôme français. Le calculateur vous dit quel examen vous concerne.