Deux démarches, deux administrations
| La licence d'exercice | L'évaluation académique | |
|---|---|---|
| Qui décide | le Ministère de la Santé (אגף לרישוי מקצועות רפואיים) | pour les olim arrivés depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, le département de reconnaissance des diplômes du Ministère de l'Alya et de l'Intégration ; pour les autres, le Ministère de l'Éducation (גף להערכת תארים אקדמיים מחו״ל) |
| Ce qu'elle donne | le droit d'exercer la pharmacie : officine, hôpital, pharmacien responsable | un niveau de diplôme reconnu (licence, master, doctorat) |
| À quoi elle sert | exercer | fixer l'échelle salariale dans le secteur public |
| Ce qu'elle exige | un dossier, un examen, une supervision | un dossier académique |
Les deux ne se remplacent pas. Une évaluation académique favorable ne donne pas le droit d'exercer ; une licence ne fixe pas le niveau de votre diplôme dans une grille de salaire.
Pour exercer en officine : la licence
Pour travailler comme pharmacien en officine ou à l'hôpital, il faut la licence du Ministère de la Santé. C'est elle que l'on appelle couramment « l'équivalence ». Le Ministère reconnaît le cursus d'une faculté française (programme comparable, établissement reconnu, études en présentiel) puis fixe l'examen à passer : l'examen de droit de la voie courte ou l'examen complet. Tout le parcours est sur la page exercer la pharmacie en Israël avec un diplôme français.
Pour la recherche et le secteur public : l'évaluation
Dans la recherche et à l'université, la licence du Ministère de la Santé n'est pas exigée. Ce qui compte est l'évaluation du diplôme, qui fixe le classement salarial dans le secteur public.
Un doctorat d'exercice n'est pas un doctorat de recherche : le diplôme d'État de docteur en pharmacie pourrait être classé au niveau master, avec un effet direct sur la grille salariale. Aucune règle publiée ne le tranche : demandez une évaluation avant de bâtir un projet de recherche dessus.
Pour l'industrie : souvent ni l'une ni l'autre
L'ordonnance des pharmaciens réserve l'exercice de la pharmacie aux titulaires de la licence, sans définir ce qu'il recouvre. Dans les faits, la plupart des offres de l'industrie pharmaceutique, des affaires réglementaires, de la pharmacovigilance, des CRO et des biotechnologies ne la demandent pas : chaque offre le précise. Deux fonctions font exception, parce qu'elles exigent la licence israélienne : le pharmacien responsable d'un établissement (officine, dépôt de médicaments ou autre établissement médical, selon la procédure DR-16) et le pharmacien désigné auprès du Ministère pour un médicament. Pour ce dernier, les conditions précises sont à confirmer.
Et les autres professions de santé ?
Médecins, dentistes, infirmiers et autres professions réglementées suivent chacun une procédure de licence propre, avec ses examens. La page en français du Ministère de l'Alya et de l'Intégration les présente une par une. Cette page ne concerne que la pharmacie.
Voir aussi
- Les pièces à réunir pour la licence : le dossier
- Travailler sans licence : industrie et recherche