Nom commercial en Israël
Ne sont retenues que les présentations ACTIVES dont le principe actif contient effectivement la substance de cette fiche. Aucun nom n'est inventé.
- avec du paracétamol et de la caféine : Acamol Focus, Excedrin, Exidol, Paramol Target — à ne pas proposer à qui ne doit pas prendre d'aspirine ;
- en spray cutané : Radian B (avec menthol, camphre et salicylate de méthyle). Aspirin C associe l'aspirine à la vitamine C.
Ce que l'examen israélien en retient
- Mécanisme et pharmacocinétique : - Inhibe de façon irréversible, par acétylation, la COX-1 et la COX-2 : effets antiagrégant, antalgique, antipyrétique et anti-inflammatoire. Les autres AINS (ibuprofène, naproxène) inhibent la COX de façon réversible. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 621 ; Katzung 14ᵉ, p. 619-620, 643) - Effet antiagrégant : dans la plaquette, l'inhibition de la COX-1 bloque la synthèse du thromboxane A2, qui active les plaquettes et contracte les vaisseaux. Sans noyau, la plaquette ne refabrique pas l'enzyme : l'effet dure toute sa vie (7 à 10 jours) et persiste après l'arrêt. L'endothélium, lui, renouvelle sa COX en quelques heures. (DiPiro 11ᵉ, chap. 33 ; Katzung 14ᵉ, p. 619-620, 645) - Effet antipyrétique : l'aspirine bloque la synthèse de la PGE2, le médiateur central de la fièvre. L'effet antalgique passe aussi par la baisse des prostaglandines. (Katzung 14ᵉ, p. 330) - Acide faible (pKa 3,5), surtout non ionisé dans l'estomac acide. Vite hydrolysée en salicylate actif (demi-vie de l'aspirine : 15 à 20 min). La demi-vie du salicylate s'allonge avec la dose, d'environ 3 h à faible dose jusqu'à 10 h à forte dose, car son métabolisme hépatique est saturable. (Katzung 14ᵉ, p. 645 ; Lexi-Comp 17ᵉ, p. 621) - Élimination rénale ; une urine alcaline augmente nettement l'excrétion des salicylés (base du traitement de l'intoxication). Les antiacides peuvent ainsi accroître son excrétion urinaire et abaisser la salicylémie. (Katzung 14ᵉ, p. 645 ; Martindale 38ᵉ, p. 26 ; Berardi 16ᵉ, p. 72) - Acide urique : en dessous d'environ 2,6 g/j, l'aspirine bloque la sécrétion tubulaire de l'acide urique et le retient ; au-delà de 3,6 g/j, elle devient uricosurique. On ne l'utilise donc pas comme antalgique chez le goutteux, et elle contrarie les uricosuriques comme le probénécide. (Katzung 14ᵉ, p. 661 ; Lexi-Comp 17ᵉ, p. 619)
- Indications retenues : - Douleur légère à modérée, fièvre, inflammation (polyarthrite rhumatoïde, arthrose, rhumatisme articulaire aigu) ; prévention secondaire après un infarctus, un angor instable, un AVC ischémique ou un AIT ; traitement adjuvant des revascularisations et de la pose de stent (pontage, angioplastie, endartériectomie carotidienne). (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 615 ; Katzung 14ᵉ, p. 645) - Prévention primaire (sans antécédent cardiovasculaire) : elle n'est plus systématique. La baisse des infarctus est contrebalancée par les saignements, et la décision se prend au cas par cas, chez l'adulte à haut risque cardiovasculaire et à faible risque hémorragique. Donnée actuelle : la FDA (2014) puis l'USPSTF (2022, pas d'instauration après 60 ans) l'ont retirée de la routine. (Katzung 14ᵉ, p. 620 ; DiPiro 11ᵉ, chap. 61 et 91 ; USPSTF 2022) - Après une angioplastie coronaire, l'aspirine à faible dose (75 à 100 mg/j) se poursuit à vie. C'est l'inhibiteur de P2Y12 (clopidogrel) qui a une durée limitée. (DiPiro 11ᵉ, chap. 32 et 33)
- Posologie à retenir : - Douleur et fièvre : 325 à 650 mg toutes les 4 à 6 h, sans dépasser 4 g/j. Anti-inflammatoire : 2,4 à 3,6 g/j au départ, puis 3,6 à 5,4 g/j en prises fractionnées. Infarctus aigu : 162 à 325 mg d'aspirine non gastrorésistante à croquer dès que possible, puis 75 à 100 mg/j sans limite de durée (au-delà, pas plus d'efficacité et plus de saignements digestifs). AVC ou AIT non cardio-embolique : 50 à 325 mg/j. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 615-616 ; DiPiro 11ᵉ, chap. 33)
- Effets indésirables : - Dyspepsie, nausées, ulcères et saignements digestifs, ecchymoses et saignements. À forte dose, acouphènes et baisse de l'audition, signes d'intoxication qui imposent l'arrêt. Bronchospasme chez l'asthmatique sensible. Anémie ferriprive en cas de saignement digestif chronique. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 617-618 ; Martindale 38ᵉ, p. 25 ; Berardi 16ᵉ, p. 74) - Syndrome de Reye : maladie rare et grave de l'enfant et de l'adolescent (encéphalopathie avec stéatose hépatique, mortalité élevée). Il suit le plus souvent une grippe ou une varicelle, et l'aspirine le favorise. Des vomissements avec un changement de comportement peuvent en être les premiers signes : consulter. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 617 ; Berardi 16ᵉ, p. 74)
- Contre-indications et précautions : - Allergie aux salicylés ou à un autre AINS (réaction croisée) ; asthme avec rhinite et polypes nasaux (asthme induit par l'aspirine) ; trouble de l'hémostase héréditaire ou acquis (hémophilie, par exemple) ; ulcère gastroduodénal ; enfant ou adolescent de moins de 16 ans atteint d'une infection virale (grippe, varicelle), avec ou sans fièvre ; troisième trimestre de grossesse. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 616 ; Berardi 16ᵉ, p. 74) - À éviter en insuffisance rénale sévère (clairance < 10 mL/min) et en insuffisance hépatique sévère ; prudence en cas de déshydratation. Le sujet âgé est à haut risque d'ulcère et d'hémorragie digestive, parfois sans aucune douleur. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 616-617)
- Grossesse et allaitement : - Grossesse : pas d'aspirine comme antalgique (préférer le paracétamol). À pleine dose, elle est contre-indiquée au troisième trimestre : fermeture prématurée du canal artériel, saignements, retard de croissance, grossesse et travail prolongés. La faible dose (60 à 100 mg/j) n'a pas montré d'effet nocif. Elle s'emploie sur prescription : prévention de la prééclampsie, à débuter entre 12 et 28 semaines (de préférence avant 16), et syndrome des antiphospholipides. Les lettres FDA (C, D à pleine dose au 3ᵉ trimestre) ont été remplacées par le texte PLLR (2015). (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 617 ; DiPiro 11ᵉ, chap. 95 ; Berardi 16ᵉ, p. 75, 80) - Allaitement : l'aspirine passe en petite quantité dans le lait. Les prises occasionnelles sont compatibles (OMS) ; éviter les traitements prolongés à forte dose : une acidose métabolique a été rapportée chez un nourrisson dont la mère prenait 3,9 g/j, et le risque de syndrome de Reye reste théorique. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 617)
- Interactions : - L'ibuprofène (et le naproxène) occupent le site de la COX-1 et réduisent l'effet antiagrégant de l'aspirine cardiaque s'ils sont pris régulièrement ou juste avant elle (interaction pharmacodynamique). Pour une prise ponctuelle, prendre l'ibuprofène 30 minutes à 2 heures après l'aspirine à libération immédiate, ou au moins 8 heures avant. Le paracétamol ne gêne pas l'aspirine. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 618, 621 ; DiPiro 11ᵉ, chap. 32 ; Martindale 38ᵉ, p. 26) - Les coxibs (célécoxib) n'agissent pas sur les plaquettes : ils ne remplacent pas l'aspirine cardiaque, qu'il ne faut pas arrêter. Associés à l'aspirine, même à faible dose, ils augmentent le risque d'ulcère. Après un SCA, éviter les AINS au long cours, surtout COX-2 sélectifs. (Katzung 14ᵉ, p. 645 ; DiPiro 11ᵉ, chap. 33) - Risque hémorragique accru, surtout digestif, avec les anticoagulants (warfarine, héparine, anticoagulants oraux directs comme le dabigatran), les autres antiagrégants (clopidogrel), les AINS, les corticoïdes, les ISRS et IRSN, les oméga-3 et les plantes antiagrégantes (ginkgo, ail, gingembre). Le kétorolac est à éviter absolument (risque X). (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 618-619 ; Berardi 16ᵉ, p. 74) - Protection gastrique : en cas d'association à un AINS ou chez le patient à risque digestif (antécédent d'ulcère, âge > 60 ans, anticoagulant, corticoïde, ISRS), un IPP (ou le misoprostol) se discute. Les anti-H2 ne protègent pas de façon fiable, et l'aspirine tamponnée n'apporte aucune protection. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 617 ; DiPiro 11ᵉ, chap. 33 ; Berardi 16ᵉ, p. 74) - Corticoïdes : effets digestifs additifs (ulcère, saignement). Ils abaissent aussi la salicylémie, et leur arrêt peut provoquer une intoxication salicylée chez un patient sous fortes doses d'aspirine. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 618 ; Martindale 38ᵉ, p. 26) - IEC : les salicylés peuvent réduire leur effet antihypertenseur et leur bénéfice dans l'insuffisance cardiaque, selon la dose. 100 mg/j ne semblent pas poser de problème ; 300 mg/j réduisent nettement l'efficacité. Chez le coronarien, l'association à faible dose reste la règle. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 618 ; Martindale 38ᵉ, p. 26) - Méthotrexate : les salicylés augmentent sa concentration (risque D). Les doses de prévention cardiovasculaire posent peu de problème ; les doses antalgiques et anti-inflammatoires sont à éviter. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 618 ; Martindale 38ᵉ, p. 26) - Acide valproïque : les salicylés le déplacent de l'albumine et freinent son métabolisme. La fraction libre augmente, avec un risque de toxicité : surveiller en cas de prises répétées et préférer le paracétamol comme antalgique ou antipyrétique. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 619, 622 ; Martindale 38ᵉ, p. 26) - Le sous-salicylate de bismuth (antidiarrhéique, antiacide) est un salicylé. Il s'ajoute à l'aspirine et aux antiagrégants (saignement), et il est à éviter chez l'enfant et l'adolescent atteints de grippe ou de varicelle (syndrome de Reye). (Berardi 16ᵉ, p. 74 ; Lexi-Comp 17ᵉ, p. 619) - Prise 30 minutes avant la niacine, l'aspirine (81 à 325 mg) atténue le flush, médié par les prostaglandines. (Katzung 14ᵉ, p. 636)
- Surveillance : - Avant une chirurgie, l'arrêt éventuel se décide avec le médecin : 1 à 2 semaines avant selon Lexi-Comp 17ᵉ, environ 5 jours selon DiPiro 11ᵉ. Exception : un porteur de stent coronaire qui n'a pas fini sa bithérapie aspirine-clopidogrel ne l'interrompt pas sans l'avis du cardiologue (risque de thrombose de stent). Un soin dentaire courant ne justifie en général pas l'arrêt. (Lexi-Comp 17ᵉ, p. 617, 621, 622 ; DiPiro 11ᵉ, chap. 33)
À l'examen : an11-q039 — PK et PD de l'aspirine 650 mg d'après des graphiques (concentration plasmatique et inhibition du TXB2) : relation concentration-effet indirecte (réponse proposée 4). sp1406-q005 — même question à graphiques ; réponse proposée : absorption digestive rapide (1). an11-q076 — traitement à vie après un SCA : aspirine, bêtabloquant, IEC, statine (le clopidogrel est limité dans le temps). an11-q115 — aspirine 100 mg et clopidogrel 75 mg : l'énoncé faux est qu'en cas de saignement actif on pourrait donner le clopidogrel mais pas l'aspirine ; l'association n'est pas recommandée au long cours après un AVC. an11-q117 — interaction aspirine-AINS (ibuprofène, naproxène) : pharmacodynamique, compétition pour le site de la COX-1, baisse de l'effet antiplaquettaire. an11-q075 — antagoniste des récepteurs des leucotriènes : montélukast ; l'aspirine est un distracteur. an12-q013 — aspirine (pKa ≈ 3,5) dans l'estomac à pH 1,5 : surtout non ionisée, ce qui favorise sa diffusion. an12-q070 — aspirine 100 mg/j : effet principal antiagrégant plaquettaire. an12-q076 — après un infarctus, les dérivés nitrés n'améliorent pas la survie, contrairement à l'aspirine, aux bêtabloquants, aux statines et aux IEC. an13-q033 — ordre croissant des volumes de distribution (héparine, gentamicine, amitriptyline) ; l'aspirine figure parmi les distracteurs. an13-q080 — l'aspirine à faible dose empêche l'agrégation en inhibant la synthèse du thromboxane A2. an13-q086 — INR > 7 avec épistaxis sous warfarine : vitamine K ; l'aspirine est un distracteur. an14-q053 — aspirine 75 mg : l'effet antiplaquettaire ne disparaît pas à l'arrêt (réponse « aucune des réponses »). an14-q054 — parmi warfarine, énoxaparine et acide tranexamique, l'aspirine est le médicament qui agit sur l'agrégation plaquettaire. an14-q074 — antalgique en cas de déficit en G6PD : paracétamol aux doses usuelles ; l'aspirine à forte dose est un distracteur. an14-q107 — la digoxine ne traite pas la cardiopathie ischémique ; l'aspirine et les dérivés nitrés la traitent. cl-022 — céphalée chez une femme enceinte de 24 semaines : paracétamol, pas d'aspirine 500 mg. cl-034 — le sous-salicylate de bismuth est un salicylé : refus chez un adolescent grippé, risque de syndrome de Reye. moh-syl-13 — contre-indication pendant la grossesse, surtout au 3ᵉ trimestre : aspirine et ibuprofène (II et III). sp1406-q011 — l'acide acétylsalicylique ne subit pas de cycle entéro-hépatique. sp1406-q013 — l'acidification des urines augmente la clairance des bases (quinidine), pas celle des acides comme l'aspirine. sp1412-q010 — selon l'USP, la teneur acceptable des comprimés d'aspirine est de 90 à 110 %. sp1412-q012 — l'acide acétylsalicylique est un principe actif, pas un excipient. sp1412-q039 — le charbon activé n'adsorbe pas le cyanure ; il adsorbe les salicylés. sp1412-q087 — traitement de fond de la migraine : acide valproïque ; l'aspirine est un distracteur. spb-q031 — l'aspirine est contre-indiquée en cas d'ulcère gastroduodénal. spb-q053 — l'effet de l'aspirine sur l'agrégation plaquettaire dure 7 jours, la vie de la plaquette. spb-q056 — allergie aux sulfamides : l'aspirine peut être délivrée (contrairement au célécoxib, au cotrimoxazole et à l'HCTZ). spb-q088 — catégorie X pendant la grossesse : atorvastatine ; l'aspirine est un distracteur. spb-q094 — il faut réduire la dose de digoxine avec la ciclosporine ; l'aspirine est un distracteur. sph16-q060 — ordonnance avec montélukast, métoprolol, énalapril, aspirine et furosémide : le diabète n'est pas un diagnostic attendu. sph16-q062 — interaction par inhibition du métabolisme : warfarine-amiodarone ; aspirine-ibuprofène est un distracteur. sph16-q084 — insuffisance cardiaque sous ramipril, aspirine et autres : ajouter le métoprolol. sph16-q105 — pas d'aspirine chez l'enfant de 11 ans avec des symptômes grippaux : arrêt immédiat (syndrome de Reye).
Sources : monographies d'étudiants en hébreu (2015-2016), résumé de Noy Dinzi (2016), tableau de pharmacothérapie (2014) et monographies non étudiées (2016), vérifiés sur Lexi-Comp 17ᵉ, Katzung 14ᵉ, DiPiro 11ᵉ, Martindale 38ᵉ et Berardi 16ᵉ.
Monographie
Lexi-Comp's Drug Information Handbook, 17ᵉ éd., page 615.
Traduite par un modèle (gpt-5.4), puis relue phrase à phrase contre le texte d'origine (relecture assistée par IA, le 2026-10-11). Le texte d'origine est conservé plus bas : en cas de doute sur une posologie, une contre-indication ou une interaction, c'est lui qui fait foi.
Indications (AMM américaine)
Traitement de la douleur légère à modérée, de l'inflammation et de la fièvre ; prévention de l'infarctus du myocarde ; prévention de l'accident vasculaire cérébral et des accidents ischémiques transitoires ; traitement de la polyarthrite rhumatoïde, du rhumatisme articulaire aigu, de l'arthrose et de la goutte (à forte dose) ; traitement adjuvant des gestes de revascularisation (pontage aorto-coronarien, angioplastie coronaire transluminale percutanée, endartériectomie carotidienne) et de la pose d'endoprothèse (stent).
Mécanisme d'action
Inhibe de façon irréversible les cyclo-oxygénases 1 et 2 (COX-1 et COX-2), ce qui diminue la formation des précurseurs des prostaglandines ; propriétés antiplaquettaires, antipyrétiques, analgésiques et anti-inflammatoires.
Posologie — adulte
4 500 caractères
Accident vasculaire cérébral ischémique aigu : voie orale : 150-325 mg une fois par jour, à débuter dans les 48 heures (chez les patients qui ne sont pas candidats à l'altéplase et ne reçoivent pas d'anticoagulation systémique). Antalgique et antipyrétique : voie orale : 325-650 mg toutes les 4-6 heures, jusqu'à 4 g par jour ; voie rectale : 300-600 mg toutes les 4-6 heures, jusqu'à 4 g par jour. Anti-inflammatoire : voie orale : dose initiale 2,4-3,6 g par jour en prises fractionnées ; entretien habituel 3,6-5,4 g par jour ; surveiller les concentrations sériques. Fibrillation atriale (patients non candidats à la warfarine ou à faible risque d'AVC ischémique) : voie orale : 75-325 mg une fois par jour. Bioprothèse valvulaire aortique : voie orale : 50-100 mg une fois par jour ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Bioprothèse valvulaire mitrale (après 3 mois d'anticoagulation) : voie orale : 50-100 mg une fois par jour ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Pontage aorto-coronarien : voie orale : 75-100 mg une fois par jour (dose habituelle 81 mg), à débuter 6 heures après l'intervention ; si un saignement empêche l'administration à 6 heures, débuter dès que possible. Pontage aorto-coronarien (pontage mammaire interne) : voie orale : 75-162 mg une fois par jour. Pose d'endoprothèse carotidienne : voie orale : 81-325 mg une fois par jour, à débuter au moins 24 heures (de préférence 4 jours) avant le geste, avec du clopidogrel. Endartériectomie carotidienne : voie orale : 50-100 mg une fois par jour avant l'intervention, puis chaque jour ensuite ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Reconstruction ou pontage artériel sous-inguinal : voie orale : 75-100 mg une fois par jour (à débuter avant l'intervention) ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Valve cardiaque mécanique (avec facteurs de risque thromboembolique supplémentaires) : voie orale : 50-100 mg une fois par jour (en plus de la warfarine) ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Calcification de l'anneau mitral (avec AVC, accident ischémique transitoire ou embolie systémique documentés) : voie orale : 50-100 mg une fois par jour ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Prolapsus de la valve mitrale (avec AVC ou accident ischémique transitoire documentés) : voie orale : 50-100 mg une fois par jour ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Infarctus du myocarde (prévention primaire) : voie orale : 75-162 mg une fois par jour (Antman, 2004) ou 75-100 mg (dose habituelle 81 mg) une fois par jour (Hirsh, 2008). Infarctus du myocarde sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI) : voie orale : dose initiale 162-325 mg ; entretien 75-100 mg une fois par jour, sans limite de durée ; dose d'entretien habituelle 81 mg une fois par jour. Angioplastie coronaire (ICP) : voie orale : dose initiale 75-325 mg (300-325 mg chez les patients qui ne prenaient pas d'aspirine), au moins 2 heures (de préférence 24 heures) avant le geste ; après le geste : 162-325 mg une fois par jour (dose et durée selon le type d'endoprothèse posée) ; remarque : la dose peut être réduite à 75-162 mg une fois par jour une fois écoulée la durée adaptée au type d'endoprothèse. Péricardite associée à l'infarctus du myocarde : voie orale : 162-325 mg une fois par jour ; des doses allant jusqu'à 650 mg toutes les 4-6 heures peuvent être nécessaires. Artériopathie périphérique : 75-100 mg une fois par jour ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Prévention de la prééclampsie (hors AMM) : 60-81 mg une fois par jour (dose habituelle 81 mg) entre les semaines de gestation 13-26 (critères de sélection des patientes non établis). Thromboprophylaxie des valves prothétiques pendant la grossesse : 75-100 mg une fois par jour ; dose habituelle 81 mg une fois par jour. Infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI) : dose initiale 162-325 mg dès la prise en charge (le patient doit croquer de l'aspirine non gastro-résistante, surtout s'il n'en prenait pas avant) ; si la voie orale est impossible, un suppositoire peut être utilisé (300 mg). Entretien (prévention secondaire) : 75-162 mg une fois par jour, sans limite de durée. AVC (cardio-embolique, anticoagulation contre-indiquée) : voie orale : 75-325 mg une fois par jour. AVC ou accident ischémique transitoire (non cardio-embolique, prévention secondaire) : voie orale : 50-325 mg une fois par jour (Adams, 2008) ou 50-100 mg une fois par jour ; dose habituelle 81 mg une fois par jour (Hirsh, 2008).
Contre-indications
Hypersensibilité aux salicylés, aux autres AINS ou à l'un des composants de la formulation ; asthme ; rhinite ; polypes nasaux ; troubles hémorragiques héréditaires ou acquis (dont les déficits en facteur VII et en facteur IX) ; ne pas utiliser chez l'enfant (< 16 ans) en cas d'infection virale (varicelle ou syndrome grippal), avec ou sans fièvre, en raison d'une association possible avec le syndrome de Reye ; grossesse (surtout au 3e trimestre).
Effets indésirables
2 600 caractères
Comme tout médicament qui agit sur l'hémostase, l'aspirine expose au saignement. Une hémorragie peut survenir pratiquement en tout site. Le risque dépend de plusieurs facteurs : la posologie, l'association à d'autres médicaments qui modifient l'hémostase, la sensibilité du patient. Beaucoup d'effets indésirables de l'aspirine dépendent de la dose et sont rares aux faibles posologies. D'autres réactions graves sont idiosyncrasiques, liées à une allergie ou à une sensibilité individuelle. Une estimation précise des fréquences n'est pas possible. Les réactions ci-dessous ont été rapportées avec l'aspirine.
Cardiovasculaires : troubles du rythme, œdème, hypotension, tachycardie. Système nerveux central : agitation, œdème cérébral, coma, confusion, étourdissements, fatigue, céphalées, hyperthermie, insomnie, léthargie, nervosité. Dermatologiques : angio-œdème, éruption cutanée, urticaire. Endocriniens et métaboliques : acidose, déshydratation, hyperglycémie, hypoglycémie (enfants), hyperkaliémie, hypernatrémie (formes tamponnées). Gastro-intestinaux : ulcères duodénaux, dyspepsie, gêne épigastrique, érosions gastriques, érythème gastrique, ulcération gastro-intestinale (6 % à 31 %), pyrosis, nausées, douleurs gastriques, vomissements. Hématologiques : anémie, saignement, coagulopathie, coagulation intravasculaire disséminée, anémie hémolytique, anémie ferriprive, allongement du temps de prothrombine, thrombopénie. Hépatiques : hépatite (réversible), hépatotoxicité, élévation des transaminases. Neuromusculaires et squelettiques : rhabdomyolyse, faiblesse, destruction osseuse acétabulaire (arthrose). ORL : perte auditive, acouphènes. Rénaux : urée sanguine augmentée, néphrite interstitielle, nécrose papillaire, protéinurie, atteinte rénale, insuffisance rénale (y compris des cas dus à une rhabdomyolyse), créatinine sérique augmentée. Respiratoires : asthme, bronchospasme, dyspnée, hyperpnée, œdème laryngé, œdème pulmonaire non cardiogénique, alcalose respiratoire, tachypnée. Divers : anaphylaxie, faible poids de naissance, saignement du péripartum, grossesse et travail prolongés, syndrome de Reye, mort-nés. Après commercialisation ou cas rapportés : ictère cholestatique, colite, ulcération colique, trouble de la conduction et fibrillation atriale (toxicité), spasme coronaire, délire, sténose œsophagienne, hématome œsophagien, œsophagite avec ulcère œsophagien, infarctus cérébral ischémique, ulcérations de la muqueuse buccale (gomme à mâcher contenant de l'aspirine), œdème périorbitaire, sténose rectale (suppositoire), rhinosinusite.
Interactions médicamenteuses
34 entrées
- C — Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) : les salicylés peuvent diminuer leur effet antihypertenseur et d'autres effets pharmacodynamiques recherchés dans l'insuffisance cardiaque. Effet probablement dose-dépendant : 100 mg d'aspirine ne semblent pas poser de problème, alors que 300 mg semblent réduire nettement l'efficacité des IEC. → Surveiller le traitement
- C — Alendronate : l'aspirine peut majorer ses effets indésirables ou toxiques, en particulier digestifs. → Surveiller le traitement
- C — Anticoagulants : les salicylés peuvent majorer leur effet anticoagulant. → Surveiller le traitement
- C — Antidépresseurs (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline) : peuvent majorer l'effet antiplaquettaire de l'aspirine. → Surveiller le traitement
- C — Antidépresseurs tricycliques (amines tertiaires) : peuvent majorer l'effet antiplaquettaire de l'aspirine. → Surveiller le traitement
- C — Antiagrégants plaquettaires : peuvent majorer les effets indésirables ou toxiques des salicylés, avec un risque accru de saignement. → Surveiller le traitement
- C — Inhibiteurs calciques (non dihydropyridiniques) : peuvent majorer l'effet anticoagulant des salicylés. → Surveiller le traitement
- D — Inhibiteurs de l'anhydrase carbonique : les salicylés peuvent majorer leurs effets indésirables ou toxiques ; la toxicité des salicylés pourrait aussi être majorée par cette association. → Envisager d'adapter le traitement
- C — Corticoïdes (voie générale) : les salicylés peuvent majorer leurs effets indésirables ou toxiques, en particulier ulcérations et saignements digestifs. Les corticoïdes peuvent diminuer la concentration sérique des salicylés ; leur arrêt peut entraîner une toxicité des salicylés. → Surveiller le traitement
- C — Dasatinib : peut majorer l'effet anticoagulant des antiagrégants plaquettaires. → Surveiller le traitement
- D — Drotrécogine alfa : les salicylés peuvent majorer ses effets indésirables ou toxiques ; un saignement peut survenir. → Envisager d'adapter le traitement
- D — Ginkgo biloba : peut majorer l'effet antiplaquettaire des salicylés. → Envisager d'adapter le traitement
- C — Héparine : l'aspirine peut majorer son effet anticoagulant. → Surveiller le traitement
- D — Plantes aux propriétés anticoagulantes ou antiplaquettaires (p. ex. luzerne, anis, myrtille) : peuvent majorer les effets indésirables ou toxiques des salicylés ; un saignement peut survenir. → Envisager d'adapter le traitement
- C — Ibritumomab : les antiagrégants plaquettaires peuvent majorer ses effets indésirables ou toxiques ; les deux peuvent altérer la fonction plaquettaire et accroître le risque de saignement. → Surveiller le traitement
- X — Kétorolac : peut majorer les effets indésirables ou toxiques de l'aspirine. → Association à éviter
- D — Méthotrexate : les salicylés peuvent augmenter sa concentration sérique. Les doses de salicylés utilisées en prévention cardiovasculaire ne posent probablement pas de problème. → Envisager d'adapter le traitement
- C — Anti-inflammatoires non stéroïdiens : peuvent majorer les effets indésirables ou toxiques des antiagrégants plaquettaires, avec un risque accru de saignement. Les AINS peuvent diminuer l'effet cardioprotecteur des antiagrégants ; cette interaction est probablement propre à l'aspirine et ne concerne pas les autres antiagrégants. → Surveiller le traitement
- D — AINS non sélectifs : peuvent majorer les effets indésirables ou toxiques des salicylés ; l'association peut accroître le risque de saignement. Les AINS non sélectifs peuvent diminuer l'effet cardioprotecteur des salicylés, et les salicylés peuvent diminuer la concentration sérique des AINS non sélectifs. Exception : diclofénac. → Envisager d'adapter le traitement
- C — Esters éthyliques d'acides oméga-3 : peuvent majorer l'effet antiplaquettaire des antiagrégants plaquettaires. → Surveiller le traitement
- C — Pentosane polysulfate sodique : peut majorer les effets indésirables ou toxiques des antiagrégants plaquettaires ; en particulier, l'association peut accroître le risque de saignement. → Surveiller le traitement
- C — Analogues de la prostacycline : peuvent majorer l'effet antiplaquettaire des antiagrégants plaquettaires. → Surveiller le traitement
- C — Salicylés : peuvent majorer l'effet anticoagulant des autres salicylés. → Surveiller le traitement
- C — Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : peuvent majorer l'effet antiplaquettaire de l'aspirine. → Surveiller le traitement
- C — Sulfamides hypoglycémiants : les salicylés peuvent majorer leur effet hypoglycémiant ; à craindre avec des doses régulières et élevées de salicylés, non avec des doses faibles et ponctuelles. → Surveiller le traitement
- C — Thrombolytiques : les salicylés peuvent majorer leurs effets indésirables ou toxiques, avec un risque accru de saignement. → Surveiller le traitement
- C — Tiludronate : l'aspirine peut diminuer sa concentration sérique. → Surveiller le traitement
- C — Tositumomab et tositumomab marqué à l'iode 131 (I 131) : les antiagrégants plaquettaires peuvent majorer leurs effets indésirables ou toxiques ; en particulier, le risque d'effets indésirables hémorragiques peut être accru. → Surveiller le traitement
- C — Tréprostinil : peut majorer les effets indésirables ou toxiques des salicylés ; un saignement peut survenir. → Surveiller le traitement
- C — Uricosuriques : les salicylés peuvent diminuer leur effet thérapeutique, c'est-à-dire l'uricosurie. → Surveiller le traitement
- C — Acide valproïque : les salicylés peuvent augmenter sa concentration sérique. → Surveiller le traitement
- D — Vaccins contenant le virus de la varicelle : les salicylés peuvent majorer leurs effets indésirables ou toxiques ; un syndrome de Reye peut survenir. → Envisager d'adapter le traitement
- D — Antivitamines K (p. ex. warfarine) : les salicylés peuvent majorer leur effet anticoagulant. → Envisager d'adapter le traitement
- AINS et effet antiplaquettaire de l'aspirine : la question revient souvent. On sait que l'ibuprofène, pris dans les 2 heures qui suivent une dose d'aspirine ou pris régulièrement par un patient sous aspirine à dose cardioprotectrice, gêne l'effet antiplaquettaire de l'aspirine. On en sait moins sur les autres AINS, mais il existe quelques données. Dans un essai pharmacodynamique, le diclofénac n'a pas gêné l'effet antiplaquettaire de l'aspirine après six jours consécutifs d'association. Dans une analyse rétrospective, le diclofénac pris régulièrement par des patients sous aspirine quotidienne n'a pas modifié la mortalité cardiovasculaire ni la mortalité toutes causes. Une analyse en sous-groupe de la Physicians' Health Study (essai de prévention primaire) a montré que la prise d'AINS (molécules non précisées) moins de 60 jours par an ne diminuait pas la capacité de l'aspirine à prévenir un premier infarctus, contrairement à une prise plus fréquente. On suppose que l'ibuprofène a une plus grande affinité que l'aspirine pour le site de la COX-1 ou, pris régulièrement (ou avant l'aspirine), qu'il accède le premier au site actif. Dans les deux cas, l'inhibition de la COX par l'aspirine (irréversible) serait limitée au profit de celle de l'ibuprofène (réversible).
Grossesse — catégorie FDA
C/D
Texte d'origine (anglais)
7 rubriques
Indications (AMM américaine) (en)
Treatment of mild-to-moderate pain, inflammation, and fever; may be used as prophylaxis of myocardial infarction; prophylaxis of stroke and/or transient ischemic episodes; management of rheumatoid arthritis, rheumatic fever, osteoarthritis, and gout (high dose); adjunctive therapy in revascularization procedures (coronary artery bypass graft [CABG], percutaneous transluminal coronary angioplasty [PTCA], carotid endarterectomy), stent implantation
Mécanisme d'action (en)
Irreversibly inhibits cyclooxygenase-1 and 2 (COX-1 and 2) enzymes, which result in decreased formation of prostaglandin precursors; has antiplatelet, antipyretic, analgesic, and anti-inflammatory properties
Posologie — adulte (en)
Acute ischemic stroke: Oral: 150-325 mg once daily, initiated within 48 hours (in patients who are not candidates for alteplase and not receiving systemic anticoagulation) Analgesic and antipyretic: Oral: 325-650 mg every 4-6 hours up to 4 g/day Rectal: 300-600 mg every 4-6 hours up to 4 g/day Anti-inflammatory: Oral: Initial: 2.4-3.6 g/day in divided doses; usual maintenance: 3.6-5.4 g/day; monitor serum concentrations Atrial fibrillation (in patients not candidates for warfarin or at low risk of ischemic stroke): Oral: 75-325 mg once daily Bioprosthetic aortic valve: Oral: 50-100 mg once daily; usual dose: 81 mg once daily Bioprosthetic mitral valve (following 3 months of anticoagulation): Oral: 50-100 mg once daily; usual dose: 81 mg once daily CABG: Oral: 75-100 mg once daily (usual dose: 81 mg) initiated 6 hours following surgery; if bleeding prevents administration at 6 hours after CABG, initiate as soon as possible CABG (internal mammary bypass graft): Oral: 75-162 mg once daily Carotid artery stenting: Oral: 81-325 mg once daily beginning at least 24 hours (preferably 4 days) prior to procedure with concomitant clopidogrel Carotid endarterectomy: Oral: 50-100 mg once daily preoperatively and daily thereafter; usual dose: 81 mg once daily Infrainguinal arterial reconstruction/bypass: Oral: 75-100 mg once daily (begin preoperatively); usual dose: 81 mg once daily Mechanical heart valve (with additional risk factors for thromboembolism): Oral: 50-100 mg once daily (in addition to warfarin); usual dose: 81 mg once daily Mitral annular calcification (with documented stroke, TIA, or systemic embolism): Oral: 50-100 mg once daily; usual dose: 81 mg once dailyMitral valve prolapse (with documented stroke or TIA): Oral: 50-100 mg once daily; usual dose: 81 mg once daily Myocardial infarction (primary prevention): Oral: 75-162 mg once daily (Antman, 2004) or 75-100 mg (usual dose: 81 mg) once daily (Hirsh, 2008) Non-ST-segment elevation myocardial infarction (NSTEMI): Oral: Initial: 162-325 mg; Maintenance: 75-100 mg once daily indefinitely; usual maintenance dose: 81 mg once daily PCI: Oral: Initial: 75-325 mg (300-325 mg in aspirin native patients) starting at least 2 hours (preferably 24 hours) before procedure; post procedure: 162-325 mg once daily (dose and duration varies with type of stent implanted); Note: Dose may be reduced to 75-162 mg once daily after appropriate duration based on stent-type is complete Pericarditis associated with myocardial infarction: Oral: 162-325 mg once daily; doses as high as 650 mg every 4-6 hours may be required Peripheral arterial disease: 75-100 mg once daily; usual dose: 81 mg once daily Pre-eclampsia prevention (unlabeled use): 60-81 mg once daily (usual dose: 81 mg) during gestational weeks 13-26 (patient selection criteria not established) Prosthetic valve thromboprophylaxis in pregnancy: 75-100 mg once daily; usual dose: 81 mg once daily ST-segment elevation myocardial infarction (STEMI): Initial: 162-325 mg given on presentation (patient should chew nonenteric-coated aspirin especially if not taking before presentation); for patients unable to take oral, may use rectal suppository (300 mg). Maintenance (secondary prevention): 75-162 mg once daily indefinitely Stroke (cardioembolic; anticoagulation contraindicated): Oral: 75-325 mg once daily Stroke/TIA (noncardioembolic; secondary prevention): Oral: 50-325 mg once daily (Adams, 2008) or 50-100 mg once daily; usual dose: 81 mg once daily (Hirsh, 2008)
Contre-indications (en)
Hypersensitivity to salicylates, other NSAIDs, or any component of the formulation; asthma; rhinitis; nasal polyps; inherited or acquired bleeding disorders (including factor VII and factor IX deficiency); do not use in children (<16 years of age) for viral infections (chickenpox or flu symptoms), with or without fever, due to a potential association with Reye's syndrome; pregnancy (3rd trimester especially)
Effets indésirables (en)
As with all drugs which may affect hemostasis, bleeding is associated with aspirin. Hemorrhage may occur at virtually any site. Risk is dependent on multiple variables including dosage, concurrent use of multiple agents which alter hemostasis, and patient susceptibility. Many adverse effects of aspirin are dose related, and are rare at low dosages. Other serious reactions are idiosyncratic, related to allergy or individual sensitivity. Accurate estimation of frequencies is not possible. The reactions listed below have been reported for aspirin.
Cardiovascular: Dysrhythmias, edema, hypotension, tachycardia Central nervous system: Agitation, cerebral edema, coma, confusion, dizziness, fatigue, headache, hyperthermia, insomnia, lethargy, nervousness Dermatologic: Angioedema, rash, urticaria Endocrine & metabolic: Acidosis, dehydration, hyperglycemia, hypoglycemia (children), hyperkalemia, hypernatremia (buffered forms) Gastrointestinal: Duodenal ulcers, dyspepsia, epigastric discomfort, gastric erosions, gastric erythema, gastrointestinal ulceration (6% to 31%), heartburn, nausea, stomach pain, vomiting Hematologic: Anemia, bleeeding, coagulopathy, disseminated intravascular coagulation (DIC), hemolytic anemia, iron-deficiency anemia, prothrombin times prolonged, thrombocytopenia,Hepatic: Hepatitis (reversible), hepatotoxicity, transaminases increased Neuromuscular & skeletal: Rhabdomyolysis, weakness, acetabular bone destruction (OA) Otic: Hearing loss, tinnitus Renal: BUN increased, interstitial nephritis, papillary necrosis, proteinuria, renal impairment, renal failure (including cases caused by rhabdomyolysis), serum creatinine increased Respiratory: Asthma, bronchospasm, dyspnea, hyperpnea, laryngeal edema, noncardiogenic pulmonary edema, respiratory alkalosis, tachypnea Miscellaneous: Anaphylaxis, low birth weight, peripartum bleeding, prolonged pregnancy and labor, Reye's syndrome, stillbirths Postmarketing and/or case reports: Cholestatic jaundice, colitis, colonic ulceration, conduction defect and atrial fibrillation (toxicity), coronary artery spasm, delirium, esophageal stricture, esophageal hematoma, esophagitis with esophageal ulcer, ischemic brain infarction, oral mucosal ulcers (aspirin-containing chewing gum), periorbital edema, rectal stenosis (suppository), rhinosinusitis
Interactions médicamenteuses (en)
- C — ACE Inhibitors: Salicylates may diminish the antihypertensive effect of ACE Inhibitors. They may also diminish other beneficial pharmacodynamic effects desired for the treatment of CHF. The effects are likely dose-related. 100 mg doses aspirin appear to cause no problems, whereas 300 mg doses appear to significantly affect ACE Inhibitor efficacy. → Monitor therapy
- C — Alendronate: Aspirin may enhance the adverse/toxic effect of Alendronate. Specifically gastrointestinal adverse events. → Monitor therapy
- C — Anticoagulants: Salicylates may enhance the anticoagulant effect of Anticoagulants. → Monitor therapy
- C — Antidepressants (Serotonin/Norepinephrine Reuptake Inhibitor): May enhance the antiplatelet effect of Aspirin. → Monitor therapy
- C — Antidepressants (Tricyclic, Tertiary Amine): May enhance the antiplatelet effect of Aspirin. → Monitor therapy
- C — Antiplatelet Agents: May enhance the adverse/toxic effect of Salicylates. Increased risk of bleeding may result. → Monitor therapy
- C — Calcium Channel Blockers (Nondihydropyridine): May enhance the anticoagulant effect of Salicylates. → Monitor therapy
- D — Carbonic Anhydrase Inhibitors: Salicylates may enhance the adverse/toxic effect of Carbonic Anhydrase Inhibitors. Salicylate toxicity might be enhanced by this same combination. → Consider therapy modification
- C — Corticosteroids (Systemic): Salicylates may enhance the adverse/toxic effect of Corticosteroids (Systemic). These specifically include gastrointestinal ulceration and bleeding. Corticosteroids (Systemic) may decrease the serum concentration of Salicylates. Withdrawal of corticosteroids may result in salicylate toxicity. → Monitor therapy
- C — Dasatinib: May enhance the anticoagulant effect of Antiplatelet Agents. → Monitor therapy
- D — Drotrecogin Alfa: Salicylates may enhance the adverse/toxic effect of Drotrecogin Alfa. Bleeding may occur. → Consider therapy modification
- D — Ginkgo Biloba: May enhance the antiplatelet effect of Salicylates. → Consider therapy modification
- C — Heparin: Aspirin may enhance the anticoagulant effect of Heparin. → Monitor therapy
- D — Herbs (Anticoagulant/Antiplatelet Properties) (eg, Alfalfa, Anise, Bilberry): May enhance the adverse/toxic effect of Salicylates. Bleeding may occur. → Consider therapy modification
- C — Ibritumomab: Antiplatelet Agents may enhance the adverse/toxic effect of Ibritumomab. Both agents may contribute to impaired platelet function and an increased risk of bleeding. → Monitor therapy
- X — Ketorolac: May enhance the adverse/toxic effect of Aspirin. → Avoid combination
- D — Methotrexate: Salicylates may increase the serum concentration of Methotrexate. Salicylate doses used for prophylaxis of cardiovascular events are not likely to be of concern. → Consider therapy modification
- C — Nonsteroidal Anti-Inflammatory Agents: May enhance the adverse/toxic effect of Antiplatelet Agents. An increased risk of bleeding may occur. Nonsteroidal Anti-Inflammatory Agents may diminish the cardioprotective effect of Antiplatelet Agents. This interaction is likely specific to aspirin, and not to other antiplatelet agents. → Monitor therapy
- D — NSAID (Nonselective): May enhance the adverse/toxic effect of Salicylates. An increased risk of bleeding may be associated with use of this combination. NSAID (Nonselective) may diminish the cardioprotective effect of Salicylates. Salicylates may decrease the serum concentration of NSAID (Nonselective). Exceptions: Diclofenac. → Consider therapy modification
- C — Omega-3-Acid Ethyl Esters: May enhance the antiplatelet effect of Antiplatelet Agents. → Monitor therapy
- C — Pentosan Polysulfate Sodium: May enhance the adverse/toxic effect of Antiplatelet Agents. Specifically, the risk of bleeding may be increased by concurrent use of these agents. → Monitor therapy
- C — Prostacyclin Analogues: May enhance the antiplatelet effect of Antiplatelet Agents. → Monitor therapy
- C — Salicylates: May enhance the anticoagulant effect of other Salicylates. → Monitor therapy
- C — Selective Serotonin Reuptake Inhibitors: May enhance the antiplatelet effect of Aspirin. → Monitor therapy
- C — Sulfonylureas: Salicylates may enhance the hypoglycemic effect of Sulfonylureas. Of concern with regular, higher doses of salicylates, not sporadic, low doses. → Monitor therapy
- C — Thrombolytic Agents: Salicylates may enhance the adverse/toxic effect of Thrombolytic Agents. An increased risk of bleeding may occur. → Monitor therapy
- C — Tiludronate: Aspirin may decrease the serum concentration of Tiludronate. → Monitor therapy
- C — Tositumomab and Iodine I 131 Tositumomab: Antiplatelet Agents may enhance the adverse/toxic effect of Tositumomab and Iodine I 131 Tositumomab. Specifically, the risk of bleeding-related adverse events may be increased. → Monitor therapy
- C — Treprostinil: May enhance the adverse/toxic effect of Salicylates. Bleeding may occur. → Monitor therapy
- C — Uricosuric Agents: Salicylates may diminish the therapeutic effect of Uricosuric Agents. Specifically, uricosuria. → Monitor therapy
- C — Valproic Acid: Salicylates may increase the serum concentration of Valproic Acid. → Monitor therapy
- D — Varicella Virus-Containing Vaccines: Salicylates may enhance the adverse/toxic effect of Varicella Virus-Containing Vaccines. Reye's Syndrome may develop. → Consider therapy modification
- D — Vitamin K Antagonists (eg, warfarin): Salicylates may enhance the anticoagulant effect of Vitamin K Antagonists. → Consider therapy modification
- : The question frequently arises as to whether or not concurrent NSAID use interferes with the antiplatelet effects of aspirin. It is known that if taken within 2 hours following an aspirin dose or if taken regularly in a patient on cardioprotective doses of aspirin, ibuprofen will interfere with the antiplatelet effects of aspirin. Less is known about the other NSAIDs, but some data are available. In a pharmacodynamic trial, diclofenac did not interfere with aspirin’s antiplatelet effects after six straight days of combined use. In a retrospective analysis, diclofenac did not impact cardiovascular and all-cause morality when taken regularly in patients receiving daily aspirin. A subgroup analysis of the Physician’s Health Study (a primary prevention trial) identified that the use of NSAIDs (specific agents were not identified) at <60 days/year did not diminish aspirin’s ability to prevent an initial MI in contrast to taking NSAIDs more frequently. It is surmised that ibuprofen may exhibit greater affinity than aspirin for the COX-1 site or if dosed regularly (or prior to aspirin), it would gain first access to the active site. In either case, aspirin inhibition of COX (irreversible) would be limited in favor of ibuprofen inhibition (reversible).
Grossesse — catégorie FDA (en)
C/D
Ce qu'il faut savoir au comptoir
Rédigé à partir de la monographie ci-dessus, complété par Lexi-Comp 17ᵉ, DiPiro 11ᵉ et Berardi 16ᵉ.
- Deux usages, deux doses. Contre la douleur et la fièvre : 325 à 650 mg toutes les 4 à 6 heures, jusqu'à 4 g par jour. En prévention cardiovasculaire : une faible dose par jour, le plus souvent 75 à 100 mg.
- Comment la prendre : avec de la nourriture, du lait ou un grand verre d'eau, pour limiter l'irritation gastrique ; avaler entiers, sans les croquer ni les écraser, les comprimés gastrorésistants ou à libération prolongée. La forme gastrorésistante n'est absorbée que dans l'intestin, et la nourriture la retarde encore : elle ne convient pas pour un soulagement rapide ; sous IPP, son enrobage peut se dissoudre dès l'estomac.
- Infarctus soupçonné : si les secours ou le médecin l'indiquent, croquer 162 à 325 mg d'aspirine non gastrorésistante.
- Jamais avant 16 ans en cas de grippe, de syndrome grippal ou de varicelle, avec ou sans fièvre : risque de syndrome de Reye. Cela vaut aussi pour les associations qui contiennent de l'aspirine (Acamol Focus, Excedrin, Exidol, Paramol Target) et pour le sous-salicylate de bismuth. Proposer le paracétamol.
- Contre-indications à vérifier : allergie aux salicylés ou à un AINS, asthme, polypes nasaux, trouble de la coagulation, ulcère gastroduodénal, grossesse (surtout au 3e trimestre).
- Sous aspirine cardiaque, l'ibuprofène pose problème : pris régulièrement ou juste avant l'aspirine, il en gêne l'effet antiplaquettaire. Proposer le paracétamol contre une douleur ; si l'ibuprofène est nécessaire ponctuellement, le prendre 30 minutes à 2 heures après l'aspirine, ou au moins 8 heures avant. Pas d'AINS au long cours.
- Les associations qui saignent : anticoagulant, warfarine, héparine, autre antiagrégant, ISRS, corticoïde, autres produits à base d'aspirine ou de salicylé, compléments qui font saigner (ginkgo, ail, gingembre, oméga-3). Le kétorolac est à éviter absolument. Éviter l'alcool, qui majore les lésions gastriques et les saignements (risque net au-delà de 3 verres par jour).
- À signaler sans tarder : selles noires, vomissements de sang, bleus ou saignements inhabituels, douleurs d'estomac persistantes. En cas de bourdonnements d'oreille, arrêter.
- Ne jamais arrêter de soi-même une aspirine prescrite après un infarctus ou un stent, même avant une intervention : c'est au médecin ou au cardiologue d'en décider.
- Après une amygdalectomie ou une extraction dentaire, pas d'aspirine contre la douleur sans l'accord du médecin ou du dentiste : elle fait saigner la loge amygdalienne ou l'alvéole dentaire.
- Automédication : 10 jours au maximum pour une douleur, 3 jours pour une fièvre, sans avis médical.
- Grossesse : pas d'aspirine contre la douleur (paracétamol). La faible dose ne s'emploie que sur prescription (prévention de la prééclampsie, syndrome des antiphospholipides). Ancienne catégorie FDA C/D, remplacée par le texte PLLR.
- Conservation : à l'abri de l'humidité ; jeter un comprimé qui sent fortement le vinaigre.